Road Trip Marseille

Marseille !!

Nous voilà de nouveau réunis, en ce beau dimanche de février et bien au dessus des normales saisonnières, enfin les anciennes, pour visiter notre ville.

Comme chacun le sait, nous sommes capables de faire le tour du monde mais, connaissons nous bien l’environnement de notre quotidien ? Prévoyant, plutôt que de nous faire confiance notre director a prévu un guide professionnel : Corine, et il a bien fait. Pas de cacophonie ! Dès ses premiers mots elle nous a bien fait sentir que nous l’aurions sur le dos toute la journée…

Tout a commencé à l’abri de l’arbre de l’espérance avec le traditionnel petit déjeuner des deux Martines. Je ne sais pas si c’était parce que Marseille est dans les Bouches du Rhône, mais nous étions 13 motos. Un bref exposé du planning aménageable de la journée est annoncé, puis c’est le départ vers l’Estaque.

En cours de route une escale surprise s’improvise devant le théâtre de la Criée, et là les superlatifs commencent à pleuvoir, le chauvinisme Marseillais transpire à grosses gouttes, l’unanimité ne se discute même pas : c’est le plus grand ! Le plus beau ! D’ailleurs il est « national », et j’en passe… Puis ça dérive sur Marseille : La plus vieille ville de France ! La plus belle du monde ! La mieux placée… à l’origine d’une histoire d’amour elle a su se développer avec intelligence, y a qu’à voir l’aboutissement ultime : l’OM !!

A l’Estaque ça continue, et par rapport au monde c’est : le plus grand carrefour, là où il y a le plus de richesse, la plus belle baie ! Que ça fait du bien de savoir d’où on vient, il s’en est passé des choses avant qu’une horde de Bikers en arpente les quartiers, mais pas tous, impossible ! Il y en a 111…

Au Palais Longchamp Corine nous confirme l’étendu de nos savoirs faire, le commerce, l’industrie, la blanche, les blanches ! Mèfi, nous avons même inventé le clientélisme ! Et de surcroit nos aïeux ont eu la sagesse de nous prémunir des manques d’eau si dévastateurs, pour nous permettre d’encore mieux nous développer, et dans de meilleures conditions. Si j’ai bien compris, dans la plus belle ville du monde l’opulence était telle qu’il était de bon ton de s’afficher avec ce qu’il y avait d’unique ! Comme une girafe, un rhinocéros…  Nous pouvons nous reconnaître là avec la dévotion que nous portons à nos propres montures… Puis en grande professionnelle, notre guide n’omet pas de nous indiquer la présence, de part et d’autre au château d’eau, du musée des beaux-arts et du Muséum d’histoire naturelle. L’ensemble ayant été édifié pour la commémoration de l’arrivée de l’eau de la Durance à Marseille en 1869.

Enfin après cette matinée d’extrême culture, quoi de mieux que d’un total dépaysement O Zen, car après tout Marseille n’est-t-elle pas la ville la plus cosmopolite au monde ?

Repus, nous repartons pour le « bout du monde » ! Les Goudes, puis Callelongue. C’est la première calanque avant les pentes sauvages du massif de Marseilleveyre. Son petit port de pêche et ses quelques cabanons nous rendent plus spirituels, j’y apprends par hasard qu’un con qui marche va plus loin qu’un intellectuel assis, tout un programme… Corine captive à nouveau notre attention en nous signalant que le seul restaurant  du coin reste renommé même si le propriétaire vient de changer… La tête ou le ventre le choix est fait, la suite se complique…

Après l’ouest et l’est, retour au centre : La Bonne Mère !

Alors là, tout est extraordinaire ! Avec sa vue à 360° sur le plus beau paysage du monde, c’est la seule église au monde érigée au centre d’une forteresse. Comme quoi nous avons aussi la capacité d’allier la religion et l’armée…

Séance photos, visite dissociée, il faut repartir en direction du Panier pour finalement se regrouper juste au dessus du MUCEM, le musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée.

Non, entre autre je ne savais pas que les Docks de la Joliette étaient un hymne au temps qui passe, avec ses 365 mètres de long, 4 cours, 52 portes et 7 niveaux représentant respectivement les jours de l’année, les saisons, le nombre de semaines et de jours.

Passées quelques obscénités notamment au sujet d’une tour, Corine termine en retraçant le chemin parcouru par notre magnifique citée phocéenne, mais surtout en nous ouvrant sur son avenir, en particulier les projets d’urbanisme d’ Euroméditerranée…

Riche d’enseignements, cette journée contribuera j’en suis sûr à nous rendre encore plus humble devant les obstacles de la vie, même si la plus part du temps en Harley l’horizon se dégage…. 

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