Les Châteaux Cathares 2017

Au Pays CATHARE

 

En cette belle journée de la fin du mois de mai, c’est depuis l’aire de Rebuty qu’enfourchés sur nos 5 monstrueux bicylindres nous partons vers le pays des Cathares. Après Arles, au premier péage nous récupérons Thierry seul sur sa monture, la température s’annonce plus qu’estivale !

Martigues, Arles, Nîmes, Montpellier, enfin nous laissons définitivement derrière nous les grandes routes pour entrer dans le parc naturel régional du Haut Languedoc, un simple avant goût avant notre premier déjeuner. Nous nous installons à l’hôtel restaurant « Belleville » de Lamalou-les-Bains : Très bon, très fin, très copieux, tant pis pour les obsédés de la balance… Servis par l’arrière-arrière, et même plus, petit fils du propriétaire, nous y sommes bien reçus. Le père de ce dernier profite même de notre passage aux toilettes pour nous faire découvrir leur galerie de famille composée de photos de leur établissement datant de  1900.

Dés que nous repartons, là nous sommes bien dans l’ambiance, oui c’est pour ça que nous sommes venus… Mais que la France est belle ! Sans le moindre avertisseur nous voici plongés en montagne, les arbres sont forts et hauts, leur ombre puissante ! Et nous enchaînons les virages les un après les autres comme si nous étions dans les Alpes, voir à Séquoias Parc…

En poursuivant nous ne pouvions pas passer à Carcassonne sans en visiter ses si célèbres remparts. Un trio se porte volontaire pour surveiller nos machines, enfin c’est ce qu’ils disent, tandis qu’une heure durant le reste du groupe vaque dans la cité médiévale.

Le soir à l’Hôtel du Canal de Castelnaudary c’est particulier. Sans assurer le service le propriétaire fournit les alcools, la braise, la viande et le gratin dauphinois ; en bonne quantité ! Mais comme notre director n’aime pas l’improvisation, il anticipe de son côté avec un généreux complément de saucisses de toutes sortes ; et les kilos s’installent… Imaginé par Auguste, Néron, Charlemagne et bien d’autres, en 1662 Pierre-Paul Riquet l’a réalisé ! Le Canal du Midi relie Toulouse à la Méditerranée, puis au 19eme siècle connecté au canal de la Garonne, il devient la voie royale entre la mer et l’océan. Rendez vous compte le progrès !! Et des andouilles aux ventres bien remplis se permettent aujourd’hui de le tourner en dérision en faisant les « Aldos » sur son chemin de halage…« En tout cas ! » voilà l’exemple d’une réputation  faite à la va vite…

Le lendemain matin est classique, après un trop copieux petit déjeuner le départ est sonné vers 9h00. Les paysages ont changé mais n’en sont pas pour autant moins beaux. Nous traversons des plaines vallonnées où défilent des multitudes de champs de blés déjà hauts, et des tournesols encore juvéniles, le tout avec en toile de fond les Pyrènes enneigée…

Saissac ! Un vrai labyrinthe ! Et alors en Harley !! Mais nous dominons assez nos mécaniques pour être à l’entrée du château juste avant son ouverture. Inscrit aux monuments historiques, il domine depuis son promontoire rocheux le ravin de la Vernassonne, ce qui lui procure une position stratégique importante à l'entrée de la Montagne Noire, c’est purement magnifique. Il apparaît dans les textes en l'an 960, légué par l'évêque de Toulouse au Comte de Carcassonne, ça laisse tout simplement rêveur…

 Mais ne nous laissons pas aller, à la Table Cathare de Fanjeaux c’est le coup de grâce, c’est du lourd bien régional… foie gras et canard sans compter… seul petit grain de sable pour le dessert du director, heureusement bien vite effacé par les talents de fin négociateur de Frank !

Qui va un, va deux ; nous consacrons l’après midi à la visite du Château de Foix. Vu sa situation perché sur son rocher, nous comprenons encore un peu plus la vie d’antan : surveillance, droit de passage et protection en cas d’attaque ! Toujours prêt à vivre en autarcie…

Le soir même au Minotiers la sagesse est de retour, l’apéro est balayé par le vin du diner, lui même composé de poissons… La raison nous remet petit à petit dans les rails qui nous permettront, faut l’espérer, de trouver le bon compromis entre la sagesse et  l’intérêt… Enfin le lendemain l’heure du retour est sonnée, mais pas pour tous ! Alors que deux couples rentrent sur Marseille pour s’acquitter de quelques obligations, de façon improvisée le reste du groupe décide de jouer les prolongations, notamment en direction du château de Monségur … Mais ça c’est une autre histoire.

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