Cathare Higway

Cathare Higway,

 

Comme un rituel la sortie commence par un rendez-vous sur l’aire de Rebuty. Incident rare, jusqu’à ce que le pompiste dépanne son installation nos machines patientent pour faire le plein, puis sans tarder, comme un seul, les motos se lancent vers les Cathares.

Martigues, la plaine de la Crau, Arles, et c’est la pose cafés organisée par les deux Martine.

Saint-Gilles, un tronçon d’autoroute afin de sauter Montpellier, et l’étang de Thau apparait déjà sur notre gauche. Nous suivons alors la Languedocienne, Bouzigues, Pinet, Pomérols, Florensac, que c’est beau toutes ces vignes ! La passion se ressent jusqu’aux bouts des guidons… Nous laissons Béziers et Narbonne sur notre droite pour arriver à destination : Portel-des-Corbières.

Là, à Terra Vinéa  nous attend un bon repas très très local pour certains, suivi d’ « un voyage magique à 80 m sous terre ». En effet après avoir déjeuné, un petit train nous emmène jusqu’à l’entrée d’une ancienne mine où jusqu’en 1999 Lafarge exploitait un gisement de gypse. Après une longue descente en galerie nous découvrons que le site s’est spirituellement bien reconvertir, aux détours des allées directement taillées dans la roche à plâtre séjourne plusieurs milliers de tonneaux dans lesquels entre calmement en maturité le fruit des cépages environnants… Sans tout nous dire le guide nous raconte l’assemblage des Rocbères, Marins, Tènors, Tamaroques, Chardonnays, Sauvignons, Merlots et j’en passe… Puis nous en ayant mis le goût à la bouche, après la traversée d’un petit musée consacré aux mineurs, il nous en fait déguster de toutes les couleurs.

Mais les bonnes choses ne sont pas terminées, séquence nostalgie :

Je t'attendrai à la porte du garage
Tu paraîtras dans ta superbe auto
Il fera nuit mais avec l'éclairage
On pourra voir jusqu'au flanc du coteau
Nous partirons sur la route de Narbonne
Toute la nuit le moteur vrombira
Et nous verrons les tours de Carcassonne
Se profiler à l'horizon de Barbeira

Et bien nous c’est en motos, sur la D168, en direction de Narbonne plage !

Nous nous sentons un peu comme chez nous à l’Hôtel de la Clape, la preuve c’est qu’au petit déjeuner tout le monde se rassemble aux mêmes places que la veille au soir, puis comme pour retenir le temps, personne ne se lève pour repartir…

Après encore une multitude de jolis paysages nous nous arrêtons à Mèze pour le repas de midi. Et oui il y a des ports, des bateaux et des pêcheurs sur l’étang de Thau, comme sur la Méditerranée ! Et pour tout dire : enfin des fruits de mer ! Et directement des producteurs !! C’est le restaurant Lou Labech qui nous en régale…

La route du retour ressemble étrangement à celle de l’aller, Frank et Mathilde sont adoptés, ils semblent avec nous depuis toujours…

Encore un grand merci à Dame Nature,  malgré un ciel menaçant en permanence, pas une goute d’eau.

 

Robert Aïsa

Les Lavandes

Les lavandes,

 

Comme si les éléments s’étaient tous montés contre Le Marseille Chapter, ce dimanche est annoncé par l’ensemble des météos : Humide !

Lentement, les unes après les autres, les motos arrivent au point de rendez-vous d’Aix en Provence. Moi qui me croyais téméraire, rien que de par mon genre ! Me voilà bien obligé de remettre en cause mes certitudes… En effet nous voici au départ 8 femmes ! Pour seulement 6 hommes… Serait-ce nous les poules mouillées ? Avons-nous à ce point peur de la pluie ? Et en plein été !

Après Vinon-sur-Verdon nous découvrons d’immenses étendues cultivées, c’est rassurant de constater que nous n’avons pas tous perdu nos liens ancestraux avec la terre… Puis l’interminable plateau de Valensole nous présente ses fameux champs de lavande ! Bien que leur nombre semble s’être amenuisé, ils restent l’attraction locale principale. Nous nous croyons d’ailleurs en Asie tant il y a de Chinois posant afin de se faire photographier entre les interminables sillons mauve. Sur le lieu de notre pose nous trouvons même des panneaux signalétiques dans leur langue ! Seraient-ils en train de nous envahir ? Mais cette menace ne coupe en rien notre ferveur à boire le café en avalant quelques viennoiseries, le tout préparé par notre Director.

Après l’arrêt essence à Digne, pour les plus petites d’entre nous, nous nous lançons à l’ascension d’un col, direction THOARD. Nous empruntons de nombreux lacets, ainsi que de magnifiques sous bois d’où s’échappe précocement de prometteuses effluves de champignons, jusqu’à déboucher sur un sommet manifestement aménagé par l’homme, nous voici arrivé à la Ferme-auberge « La Bannette » !

Après plusieurs terrasses disposées à différents niveaux, nous nous introduisons dans une salle à manger où crépite déjà un feu de cheminée, et oui nous sommes bien en montagne ! Ce dernier est de toutes façons le bien venu puisque certains n’hésitent pas à y faire sécher leurs effets personnels, comme des chaussures par exemple…

Fière de son véritable « fait maison » ! La patronne, vraisemblablement Mme Wisner, nous apporte une longue série de verrines, terrines, rillettes et flans, tous plus dignes les uns que les autres des parfums du coin. La quantité est telle qu’au plat principal nos ardeurs d’appétit sont déjà bien entamées… Dommage qu’à la fin du repas le « fait maison » se retourne légèrement contre nous concernant la durée d’attente du Gâteau, mais l’adresse reste largement à retenir.

Enfin l’après midi, d’autres routes et d’autres fabuleux paysages nous emmènent à Valensole, où nous visitons  la foire de la lavande, enfin les moins fatigués… Car les autres c’est principalement rafraîchissement !!

Au final Dame Nature nous aura assez bien épargnés, seulement quelques gouttes le matin, puis pour certains un orage sur les derniers kilomètres du retour…

Merci à Laure et à Luc pour cette belle journée !!!!

 

Robert Aïsa

Tarn Up !

Tarn Up !

 

Mais que nous a fait Dame Nature ?

Oui ! Pour évacuer l’eau du sud du Massif Central vers la Garonne que nous a-t-elle inventé ?

Ca ne pouvait pas passer ! Les Causses s’y opposaient ! Mais elle l’a fait !!!

Qu’ils soient de Sauveterre, de Méjean, Noir ou du Larzac ! Ces fameux plateaux karstiques n’ont pas résisté aux assauts répétés des éléments dans le temps. Et aujourd’hui c’est nous qui en profitons…

Rendez vous classique, tout le monde à l’heure, une petite portion d’autoroute, la plaine de la Crau, Arles, Nimes, la route de Sauve, Anduze, Saint Jean du Gard et nous voilà déjà dans le vif du sujet… Alors avant les grandes émotions « arrêt buffet » ! L’erreur !!

A Saint Roman de Tousque l’auberge « La Patache » nous reçoit les bras ouverts, mais là elles s’attablent les unes à côté des autres… Du séjour on ne nous y reprendra plus ! La vraie honte ! Aucune pour rattraper l’autre !! Toutes de vraies pintades !!!

Repus nous repartons vers Florac, là nous commençons à comprendre… Faut-il qu’il en soit passé de l’eau, des mers, des océans ! Pour sculpter de telles cicatrices ! Et qu’elle les porte bien notre jolie planète ! Et comme si elle avait été informée de notre venue, elle nous donne la chaleur en prime… En touristes chevronnés nous visitons la petite commune de Sainte Enimie, enfin nous nous y ressourçons plutôt… Puis usés par le trajet, presque arrivés, et sous l’impulsion de notre Road Captain adoré, au détour d’un virage, après un petit pont de pierres sèches, nous découvrons la crique de « Jean-Claude et Patricia ». Nous y abandonnons une ou plusieurs parties de nos corps selon envies, même si pour le Director c’est d’emblé l’immersion totale dans le Tarn !

Il tire son nom de la concaténation du latin tan et ar, soit falaise et rivière. Du mont Lozère à Castelsarrasin il serpente sur 380 kilomètres, dont 53 de gorges entre Quézac et Rozier. C’est le TARN !

Nous lui sommes infidèles pour la nuit en allant dormir sur la rive droite de la Jonte, dans l’hôtel du même nom.  Elle n’a pas à rougir, en tant qu’affluant du Tarn son environnement est aussi majestueux. Pour apercevoir le ciel il faut regarder à la verticale mais l’effort est bien récompensé, dans une infinité de formes se déclinent les roches déchirées, et chacun peut y voir ce qu’il désire. Jusqu’au repas pris au Restaurant  « les Douzes » intégré à l’hôtel, tout semble bien se passer, mais c’est sans penser que dormir au milieu d’une muraille soit sans conséquence. Effectivement après un copieux apéro, après un insatiable diner composé d’une soupe, d’une entrée, d’un plat, du plateau de fromage et d’un dessert, le tout alcoolisé « nolimit » ! Une rumeur, un bruit, un écho ! Et des fuites en témoignent ! Une lady aurait avoué avoir eu du mal pour rejoindre le restaurant du rez-de-chaussée, compte tenu que depuis sa fenêtre elle se situait au deuxième étage, mais qu’il lui suffisait d’en monter un… Et la nuit ne lui a même pas permis de débrouiller tout ça…

Le deuxième jour la « grande boucle » ! Nous passons le mont Aigoual à 1567 mètres puis un arrêt déjeuner à Saint-Guilhem-Le-Désert, village hautement touristique. En sortant de « La Taverne de Lescuelle », découragés par la chaleur, la visite se résume pour la plus part à tourner en rond sur la grande place abritée d’un gigantesque platane, ou à siester dans l’église attenante. L’après midi la traversée du causse du Larzac sous 40°C met nos corps à rude épreuve, c’est dire si la pause à Millau est appréciée. Puis le reste de la journée est calqué sur la veille, baignade comprise, à un bé maul prêt : en guise de veillée nous avons eu droit à la chanson fétiche d’Annie « turlututu chapeau pointu… », Ainsi qu’à un échantillon des poèmes préférés de Philippe, bravo les artistes !!!

Comme pour rester en contact le plus longtemps possible avec cette beauté sauvage, le troisième jour nous visitons la Maison des Vautours. Réintroduits à partir de 1981, après une extermination due principalement à l’empoisonnement des renards par l’homme, leur population est aujourd’hui d’environ 1200 individus. Ils volent dans les airs du Parc National des Cévennes et du Parc Naturel Régional des Grands Causses. Qu’ils soient fauves, moines, percnoptères ou gypaètes barbus, en les spécialisant Dame Nature leur a appris à partager les carcasses pour mieux survivre, mais ce qui m’a le plus surpris c’est que malgré leur longévité de 50 ans ils restent fidèles à vie…

Nous quittons les gorges par une infinité de paysages, et nous prenons alors pleinement conscience de leurs beautés uniques. Comment est-il possible de réunir en un même lieu autant de diversité ?

Nos sept machines ont traversé Les Bouches du Rhône, le Gard, la Lozère, l’Aveyron, le Tarn et Hérault ! Le tout sur 950 kilomètres… Et à aucun moment elles nous ont trahis… Même si elles sont principalement composées de métal, elles ont su être assez souples pour nous supporter sans flancher, et nous permettre d’engranger des souvenirs plein nos têtes ! Alors un grand merci à nos motos car sans elles rien n’aurait été possible…

 

Robert Aïsa

Rock n' Ride

Country n'Ride !

 

Quelle journée !

Le départ est donné à 9h30 de la Place Henri Verneuil, direction la Côte Bleue.

L’Estaque, Le Rove, Ensuès la Redonne, Carry le Rouet puis  Sausset les Pins pour un café fait maison, mais à quel prix ! Véronique y a laissé le plan de travail de sa cuisine, mais c’est heureusement sans compter sur l’expérience des Bikers, ils la rassurent en lui proposant simplement un changement localisé de design…

La Couronne puis direction Marignane par des routes tracées pour nous semble-t-il. Malgré l’étang d’un côté, la méditerranée de l’autre, nous croyons être perdu dans les terres… Le groupe se resserre, les virages défilent, nous semblons rouler vers l’inconnu…

Puis nous avons juste le temps de nous resituer en reconnaissant les routes, qu’après les champs d’oliviers nous voilà parachutés dans un vrai décor de cinéma ! Nous sommes accueillis au Red River Duke ! Quel voyage dans le temps… Nous sommes à « Horse City ».

Du grand saloon avec escalier, ma zette ! Aux parcs à chevaux, tout est en bois ! Et lorsque derrière le restaurant nous apercevons un bison, nous nous attendons à y voir débarquer Buffalo Bill avec ses bottes éperonnées…

Pour nous ouvrir l’appétit cours de Danse Country :

Un Twist EM, une Cowboy Strut ! Puis un El Paso en couple…

Entre les Rocks Spuls et les pas chassés, Mario prend tout son mal en patience pour nous enseigner les rudiments de la Country. Certes les demi-tours de Jean Claude ne sont pas parfait, mais la maîtrise du beau Serge nous hisse presqu’au niveau de ces dames !

A son tour le barbecue ne nous sort pas de l’ambiance à l’Américaine. Au milieu des grands espaces, mais à l’ombre c’est détendu, nous dégustons des côtelettes, cuisses de poulets et saucisses. Mais nous n’oublions pas que nous représentons le Marseille Chapter, et que nos machines souhaitent profiter aussi ! Alors tartes aux pommes, cafés, et de nouveau sur nos montures…

Accompagnés par deux étranges hybrides, nous nous « lançons » sur le tour de l’étang de Berre : Martigues, Saint Mitre les Remparts, Istres, Saint Chamas, « Lançon » de Provence, La Fare les Oliviers, rien de mieux pour digérer. Les paysages sont magnifiques, ils ne font qu’accentuer notre sensation de liberté…

A notre retour à « Horse City » le ton est monté d’un cran. L’énorme piste de danse est pleine à craquer et la Country y est reine ! Plusieurs clubs des environs se sont réunis, et en plus ils nous comptent déjà parmi les leurs afin de partager leur passion. La musique à tue-tête rythme les pas qui s’enchaînent sans discontinuer, sans cesse renouvelées les chorégraphies donnent aux danseurs une dimension conceptuelle…

Au moment du goûter, pour marquer l’anniversaire de l’association de Mario Délogu, des Gâteaux maison nous sont généreusement servis, mais ils sont bien ces pro-américains…

Merci donc à Véronique et Jean-Yves pour avoir organisé cette manifestation ! Non seulement nous avons pu danser, mais en plus nos motos en ont largement profité !

N’oublions pas d’où elles viennent ! Où elles ont été conçus et assemblées ! Où leurs vies étaient toutes tracées !! En ce jour, des bouffées de nostalgie plein les cylindres, leurs chromes rutilants de mille feux, c’était surtout l’occasion pour elles de prendre un grand bol d’air d’Amérique…

 

Robert Aïsa

La Corse

La Corse !

Miracle ! En ce beau mercredi tous les bikers sont à l’heure au rendez-vous à Toulon, seul hic et pas des moindres, Sardinia ferries  n’accepte pas nos 17 machines sur le Méga Sméralda à cause d’un problème d’inscription dépourvue de noms. Heureusement notre director prend rapidement la chose en mains, et une demi-heure plus tard cette péripétie n’est plus qu’à ranger parmi les mauvais souvenirs.

La traversée se passe sans encombre. Après un verre tous ensemble, puis un sandwich pour les uns, un restaurant ou un buffet à volonté pour les autres, quelques pas de danse s’enchaînent et au lit. La nuit est courte, et chaude ! Pour ceux qui ne savent pas régler la climatisation des cabines…

Jeudi, dès le débarquement nous sommes plongés dans l’ambiance insulaire. En effet, sur le quai de Bastia à l’occasion de notre premier café, le serveur nous donne d’emblée une leçon de zenitude ! Avec un calme à toutes épreuves, il assure le service de nos 33 besoins, table par table, tout en nous donnant quelques conseils comportementaux… Au final son pragmatisme l’emporte, chacun de ses gestes étant à tel point mesurés que son service est irréprochable jusqu’à l’encaissement.  Nous nous dirigeons ensuite vers Folelli, afin de regagner notre hôtel « le San Pellegrino » pour y déposer nos bagages, que déjà sur ces 30 km notre découverte de l’ile commence.

Ponté Leccia, Désert des Agriates, Saint Florent, mais qu’elle est belle La Corse ! Nous faisons une halte dans le village de Canari pour déjeuner, avec sa charcuterie le restaurant « Le Bon Cloché » nous reçoit magistralement, puis au dessert nous souhaitons une première fois l’anniversaire de Serge… Avec une pose à Macinagio, toute l’après midi le tour du Cap Corse nous émerveille de ses plages et de ses ports. Pour terminer, et comme cela va se répéter tous les soirs, pas question de se reposer dans nos spacieux bungalows : Douche ! Apéro ! Diner ! Puis re-anniversaire de Serge !!!

Vendredi avec Patricia, pour ses 36 ans le beau Serge nous réserve une trépidante journée. Elle l’inaugure avec un œil meurtri par un objet volant non identifié, puis il prend le relais avec une piqure de guêpe qui lui déforme entièrement le visage, et pour le bouquet leur machine reste muette les immobilisant au beau milieu d’un rond point. Jamais deux sans trois ! Dit Patricia, avec une mauvaise foi non dissimulée, avant de nous avouer s’être méchamment tordu la cheville dès le matin. Mais le couple ne se désunit pas, il nous suit par la montagne jusqu’à Calvi où dans les rues piétonnes nous déjeunons. Le meilleur des desserts nous est concocté par notre Road Captain ! En sortie de ville, il nous guide sur une route paradisiaque au bord de laquelle s’étalent toutes sortes de roches torturées, l’ensemble encadré par la mer et les cimes enneigées. Mais quelle belle ile cette Corse ! Quel beau pays, la France !

La soirée corse tient toutes ses promesses. Composé d’un organiste et de deux guitaristes, l’orchestre a vite abandonné ses chants lyriques traditionnels pour répondre à la demande unanime du Marseille Chapteur en furie. Félicitation au groupe corse « Les frères Ricoveri » ! Pour l’exploit de s’être parfaitement adapté…

Samedi nous effectuons notre plus longue boucle, plus de 350 km ! Ajaccio, puis déjeuner dans le golfe de Savone. Au hasard d’un carrefour de Cargèse nous rencontrons Béatrice, l’un de nos membres, vraisemblablement autochtone.  Il s’en suit les Calanques de Piana, Porto, puis les Gorges d’Ota et de Marignana pour nous ramener en Haute Corse.

Plein les yeux ! Mais comment la nature a pu concentrer autant de merveilles ? Des à pic à en couper le souffle, surplombant des eaux turquoises, d’énormes chaînes liège rivalisant de majesté avec les eucalyptus, le tout mis en valeur par des fleurs et des plantes à en faire rougir la Provence…

Et le soir c’est encore l’anniversaire de Serge !!

Dimanche c’est la grande vadrouille, pour corser le tout et nous éviter de repasser par l’hôtel, nous surchargeons les mécaniques de nos bagages. C’est parti pour la journée ! Routes étroites, sinueuses, montées, ponts, cols, descentes vertigineuses, vaches, cochons, un cheval lorsque tout « part à vau-l’eau » ! Pour remonter la file, comme si l’editor souhaite rejoindre les anges, son Héritage prend le bas côté de pierres surplombant l’interminable falaise ! Gérard cri « Non ! Non !! Non !!! », mais c’est sans compter sur les talents de pilote de Robert que les roues s’agrippent, les pneus s’accrochent, ouf !! Retour sur le goudron ! Et si la frayeur d’Isabelle ne ressort qu’un peu plus tard, les ladies ne manquent pas de réconfort à son égard…

Enfin le Figatelli ! Seul repos de la journée : le repas pris dans la Vallée de la Restonica au restaurant du Relais des Lacs « Chez César », et il est bon son Figatelli ! Dans un site qui n’a rien à envier au Grand Canyon des Amériques…

Mais comment est-il possible d’aller jusqu’à Saint Florent par les crêtes ? Et le Marseille Chapter le fait !! Afin de s’approcher progressivement de Bastia puis rentrer sur le continent avec le même bateau qu’à l’aller.

Lundi, le retour à nos vies quotidiennes est moins évident ! De façon chaotique le dernier rassemblement se fait en bordure de la sortie du port, et la nostalgique gagne les esprits. Certains craignent ne pas s’être assez imprégnés de tous ces fantastiques panoramas, d’autres par souci d’équité souhaitent ne pas rater l’au revoir des amis ! Mais pas d’inquiétude, le temps n’est pas aux regrets ! Josiane, Anne, Véronique(s), Martine, Laure, Stéphanie, Annie, Patricia(s), Ginette, Elise, Violette, Marie-Christine, Myriam ! Vos compagnons ! Et bien sûr Thierry ! Avez tous été à la hauteur ! Soyons fiers car sur plus de 1200 km nous avons honoré le rouler ensemble ! Et quoi que nous puissions en penser des liens renforcés nous pousserons très vite vers d’autres aventures…

Robert Aïsa.

Golf n' Ride

Golf n’Ride

 

Ce matin c’est presqu’habillé d’été que nous avons pris le départ, quel optimisme !

C’était sans compter sur le brouillard pour humidifier l’atmosphère et nous rappeler qu’en avril il ne faut pas se découvrir d’un fil !

Grande discussion à Aix en Provence au point de rendez-vous : en cause un écart d’une demi-heure ! Après en avoir sagement rejeté la faute sur les absents, notre Road Captain prend les choses en main, direction le Golf de Servanes.

Le froid persiste, heureusement que la beauté des paysages et la peur du loup à La Barben réussit à nous le faire oublier. Même le fort vent de droite ne nous désunit pas, nous formons qu’un !

Vers 10h00 Florent, le frère d’Isabelle, nous accueille enfin, le site est très beau. Après une petite pause au Restaurant de La Bergerie, nous partons tous à pieds découvrir ce qui pour un pur Biker peu paraître être d’une subtilité accessoire : Le Golf. A noter que sous prétexte d’amener la voiturette aux ustensiles, deux des ladies hautement placées du bureau s’économisent les mollets.

En grand maître artilleur Florent nous dévoile petit à petit les secrets d’un bon tireur, c’est dire si tout le monde commence à lui prêter attention… Alignement, Approche, Swing, Backspin, Chandelle, Putt, tout y passe ! Sans parler Du Club, du Tee, du fer, du bois, du Practice… Son talent est tel que sa passion se diffuse, et qu’à s’essayer les organismes se réchauffent.

D’accord, Jean-Yves notre Safety confond son club et sa balle avec un jet de 35 m, mais régulièrement les 100, 150 mètres sont atteints ! Et c’est sans parler de tous les putts réussis en une seule fois.  Est-ce les grands espaces du site ? Les talents de notre instructeur Florent ? Ou l’esprit de compétition des Bikers qui se réveille ? En tous cas ce sport fait l’unanimité !

Olivia et Franck nous rejoignent pour le repas, l’ambiance y est bonne, le dessert aussi. A notre grande surprise nous prenons même le café en terrasse car l’été semble revenu ! Ces temps si la météo joue la réversible…

Nous terminons la journée par une des plus agréable balade, tous en convoi sur nos belles routes provençales. Le minéral et le végétal semblent s’y livrer bataille. Des lignes droites succèdent à d’harmonieux virages et réciproquement, les stigmates du vent partout sont partout présents… Pour ne rien gâcher les villages que nous traversons sont tous plus somptueux les uns que les autres, plutôt que vous dire des bêtises je vous en tairez les noms car honnêtement je ne saurais pas les mettre dans l’ordre, mais je sais que vous en garderez les meilleurs souvenirs.

 

PS : Une journée consacrée à ce point au sport ne peut pas se terminer sans un petit travail cérébral destiné à assurer notre bon équilibre physiologique, alors dans ce cadre pouvez-vous calculer combien étions nous sachant qu’il y avait 13 motos dont 7 en solo, sachant qu’un couple nous à rejoint l’après midi, que le director a 50 ans et qu’au final nous avons 750 Kg de CO2 à compenser ?

 

Robert Aïsa.

Balade en Provence

Une journée provençale à se mettre en quatre !

 

Commençons par le début, c'est plus simple. Ce dimanche 30 Mars l'emploi du temps est chargé ;

 

a) Vérifier si l'heure est à l'heure ! Il paraît qu'elle serait en avance d'une heure !! moi, comme un con, j'ai jeté le réveil, pensant qu'il était remonté contre moi !

 

b) Aller mettre son petit bulletin dans la fente. Nous sommes bien en période d'érection, NON ?  d'ailleurs à ce sujet la fente n'a pas grandi, mais le bulletin !! c'est presque un arbre !!   

 

Cela dit, parlons de cette journée. Quand dans le titre je dis «  se mettre en quatre » je ne parle pas des quatre saisons de vive Aldi !! ni même de la pizza 4 fromages ,  je fais allusion au nombre de départements visés , soit : 13/83/04/84 , le compte est bon ?

 

C'est à partir de l'arbre de l’espérance que le jeux démarre. Je dis le jeux, car j'ai une carte de « uno » Je ne vous dis pas la couleur sinon vous allez tricher !! toujours est-il que les jaunes seront suivis par les rouges, c'est dit .

 

Deux groupes prennent la direction de Gréoux les bains , non pas par le chemin des écoliers, puisque c'est dimanche ! Mais une route bien roulante, c'est à dire : autoroute d'Auriol c'est mariol, ensuite saint Zacharie, c'est là qu'on rit, la Sambuc sans buc !! ( ben je fais au mieux hein!) saint Maximin la sainte Baume, le pays du café ? Ben non ! Bon,là nous constatons que les rouges nous ont fait la pénétrante !!! 

Qu'à cela ne tienne, nous avons de la suite dans les idées et le Director alors !! on continu : Barjol c'est pas un pays de taf...

Tavernes, quoi ma verne ? Varage tout en virages,la Verdiere nous on y passe aujourd'hui ! Saint Julien ça se sent dans les reins ! Et Gréoux les bains, là, tout va bien OUF........  désolé je m'emporte !

 

  Une terrasse que pour nous, deux tables installées comme à la maison, un petit air qui nous laisse à penser que nous mangerons en cabriolet, pourvu qu'ils ne nous servent pas des vols au vent !!

 

je ferai l'impasse du menu, vous n'aviez qu'a y être ; mais c'était excellent ! que des produits de la Mère : du poisson ou du port !! Faut dire que Gréoux est un joli port de pèche ! rien que la taille des filets fait marée alors … 

 

Un petit mot sur le dessert ? Ok , des modèles réduits bien sympas ,pas toujours facile à analyser, mais bien bons,  si si même que j'ai goûté une bougie d'ambiance à la mèche folle( un cadeau de Phil )

 

Je déconne, mais l'heure passe, il est temps de passer à la suite de la promenade. D'abord pour certains, le plein. Je ne me plains pas, j'en suis , en fait la moto, c'est comme l'écriture, faite de pleins et de déliés, en forme de virages !

 

Manosque, ta nosque, sa nosque etc.... Céreste, garde ta veste , Vitrolles, la drôle, Peypin d'Aigues bref !! la Motte d'Aigues , Cabrières d'Aigues, le pays des Aigues quoi ? Oui je sais ça vole bas !! Cucuron, là, je me tais, celui- là  Aigues ne l'a pas ! Mais quand même «  cucuron » faut le faire .

Cas de nez pays de la chirurgie esthétique !! Rognes, son frein , ses rognons, !!

 

Et nous voilà en pays d'Aix , lieu de la bayette en guise d'au revoir,

avec toujours, l'envie d'autres aventures , c'est ça la biker live .

 

Je me fais l’interprète de Patrice pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux , qui, j'en suis sûr, seront rapidement des anciens ,

 

                             Paul embois ,         

Toutes en motos

Tous pour elles !!

 

Mais qu’est-ce que le Marseille Chapter ne ferait pas pour soutenir la gente féminine ?

Oui ! Nous l’avons fait !

En ce dimanche de mars nous avons participé à la manifestation « Toutes en Moto » destinée à faire savoir que si toutes ces belles pouvaient tenir un guidon, elles étaient donc aussi capables de diriger leurs vies…

 

Tout commence par une attente de 2h00 sur l’ilot de « King Moto » au beau milieu d’une cours des miracles, en plein marché aux puces quoi...  Le dépaysement est total, alors que les bécanes s’agglutinent tout autour de nous, dans l’atmosphère des relents de merguez se mélangent à de la musique bien rock.

Enfin après quelques petits discours forts éloquent, et un minimum d’organisation entre safetys, nous démarrons près de 500 pour la parade ! Chacun avec son petit ballon rose attaché à sa selle. Elles font bien l’unanimité nos chères et tendres, car toutes les marques de motos s’y sont mises, et même les anges de la route sont venus épauler nos vaillants gilets rouges.

Grand moment, les femmes se lancent en tête :

Cap Pinède, Les Docks, La Joliette, le tour du Vieux Port en VIP, Le Pharo, Le Vallon des Auffes, La Corniche, pour une arrivée triomphale à Bonneveine, dans un lieu privé accueillis par des boissons et un concert. Bravo l’organisation !

Parcours grandiose ! Et quel plaisir de bruler tous les feux rouges sous le regard bienveillant de notre police nationale !! Marseille c’est vraiment beau, et je ne me doutais pas qu’il y avait autant de Marseillais…

 

Je pense que nous avons été à la hauteur, et comme à force de faire ronfler nos engins nos cuisses ont chauffés, pour compenser notre directeur impulse une petite virée sensée être plus roulante. Nous formons un convoi d’une dizaine d’Harley et direction Les Goudes !

Mais pire ! Tout est bloqué, plutôt que de rouler au pas nos machines font plus que du sur place. Heureusement Patricia, Madame Road Captain, prend les choses en main (enfin le problème de circulation…) et durant plus d’une demi-heure assiste une consœur chauffeur de bus qui avait coincé  son outil de travail, ah ! Cette fameuse solidarité féminine…

 

Enfin après un repos bien mérité et s’être désaltéré, nous avons profité du retour pour argumenter l’avantage d’être en moto, et quel plaisir !! Avec assez de facilité nous avons du prendre 3 bonnes heures d’avance sur ce dernier trajet.

 

Le Vieux Port ! La mer, Marseille, ses calanques et ses iles ! Que de belles images plein la tête !!

 

Robert Aïsa.

Malaucène - Fontaine du Vaucluse

Par une belle journée d'hiver, nous nous retrouvâmes frigorifiés à la station d'AGIP Célony.
On le prend ou on le prend pas? Quoi?
Le petit café bien sûr ! Non, pas ici, un peu plus loin.
Mais au fait, et les Courtès ? Où sont-ils? Ah, enfin, les voilà, ils arrivent.

Quelques tours de roues plus loin, enfin le voilà ce petit Kawa, accompagné des croissants et pains au chocolat...Zaï Zaï Zaï Zaï...
Enfin, le vrai départ...vers Malaucène. Quel panorama ! des gorges à profusion, des châteaux de ci, de là...Le grand canyon n'a qu'à bien se tenir.
Des lacs à gauche, des rivières à droite, le froid aidant, une petite pause s'impose.
Les filles à gauche, les garçons à droite, à chacun son arbre ou son bosquet.

Enfin soulagés, nous voilà repartis vers Malaucène et son resto, bien au chaud. Du suprême ou du sanglier, tout était parfait.
Une fois revigorés, nous repartons vers l'Isle sur la Sorgue et la Fontaine du Vaucluse.
Après une enquête minutieuse menée auprès des autochtones, nous apprenons enfin le nom de la rivière qui coule.
Il s'agit bien de la Sorgue.

Minute culturelle : les sources de la Sorgue sont les plus importantes exsurgences (sortie d'eau puissante) de France à la Fontaine du Vaucluse (source wikipédia).

Ce qui nous avait fort heureusement été confirmé par notre plus jeune interrogée.
En effet, la petite fille questionnée nous l'a assuré : "c'est de l'eau qui coule dans la rivière".
Et comme la vérité sort de la bouche des enfants.

Sur le point de retrouver nos montures (et pas celles pour lire), les Road-Captains et Safeties sont en pleine discussion.
Alors ce retour, on le prend par où?
Finalement le Head-Road-Captain tranche : ce sera par Cavaillon avec un arrêt "au revoir" à Lambesc.

Encore une belle journée qui s'achève sous une journée fraiche, mais ensoleillée.

Merci à toutes et à tous pour votre participation et surtout votre bonne humeur.

Edito rédigé par Patrice et Dominique en l'absence de notre Editor préféré, le petit Robert (qui sait s'illustrer mieux que Larousse)

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