Les Causettes

Les causettes

 

Peut être que cela fera monter le compteur kilométrique du Marseille Chapter, mais moi j’y ai plutôt senti les frémisses d’un mouvement d’insurrection…

Il faisait bon de se promener samedi soir sur le Cours Julien, au cœur de notre vielle ville de Marseille, mais c’est là que tout à commencé :

Elles se sont rassemblées, isolées, puis ont débattu ! Je ne peux pas vous dire de quoi puisque l’entrée de l’Espace Julien m’a été interdite ! Par contre après, à l’extérieur, j’ai tout vu, elles ne se sont pas gênées pour nous dévoiler jusqu’où elles avaient l’intension d’aller !

Les unes après les autres elles ont enfourché un monstre d’acier préalablement neutralisé sur un système à rouleaux. Puis à tour de rôle elles ont testé leurs capacités à maîtriser les chevaux de la machine ainsi rendue inoffensive, et le comble c’est qu’elles ont agi avec la bénédiction d’Harley !

 

Une nuit très agitée plus loin, sous le pommier je me prends à nouveau à espérer… Tout semble en ordre, Les motos arrivent pour la plupart surmontées d’un couple.

Cette fois le directeur tranche, un groupe jaune ! Un groupe rouge !

Après le rituel des retrouvailles nous voilà à l’assaut de la Gineste. Lorsqu’au détour d’un lacet exclusivement  chargé d’Harley, comme une évidence l’expression « rouler ensemble » prend tout son sens.

Cassis, La Ciotat… Six-Fours, puis pose au Cap Sicié pour belle vue et photo de groupe. Grand merci à notre road Captain adoré pour son choix des routes, même si contrairement à l’annonce de la sortie nous n’avons pas vu Le Brusc !

Descente jusqu’à la plage des Sablettes pour prise de boissons chaudes ou fraîches selon envies. J’y ai vu passer un morceau de tarte aux pommes d’Henry, intercepté un beignet fourré au chocolat destiné à Joëlle, tant pis…

Ont enchaîné les corniches de la rade de Toulon, plages sauvages, ports miniatures, maisons sur pilotis, bateaux de guerre (Brrr…), une traversée de ville sans encombre, puis direction Le Beausset. Quelle belle image sur le plateau du Castellet avec toutes nos bécanes en enfilade… Mais après cet avant goût de printemps, Dame Nature nous rappelle lentement que nous sommes encore en février.

 

Nous nous séparons tous à Aubagne après une dernière accolade, et en rentrant je ne peux m’empêcher de penser :

A vous nos tendres épouses ou compagnes, légitimes ou non, je vous souhaite bien du courage  mesdames ! Car en ce qui nous concerne nous les hommes, nous nous imaginons tous avoir dompté nos engins, mais en réalité je crains fort que ce soit eux qui nous aient ensorcelés…

Maintenant vous ne pourrez plus dire que vous n’étiez pas averties.

 

Robert AÏSA.

 

La générale

La générale !

 

Dès mon réveil une petite angoisse m’habite : va-t-elle démarrer ? N’est ce pas  Serge ? Mais tu n’as pas été le seul ! A moins que d’une manière ou d’une autre Patrick aie souhaité participer…

Comme pour un soir de générale, mais là c’est à l’aube, j’ai l’impression de tout réapprendre, ce n’est pas la première sortie de l’année pour rien ! Alors malheureusement sans avance, je descends, l’enfourche, puis l’encourage de quelques pensées positives. Je me décide, lui tourne le gros bouton et la starte : compression, attente, gros doute, elle parle puis gronde de mille explosions tel le feu d’artifice du 14 juillet !

Après l’avoir chargée, surtout d’Isabelle et moi, nous rejoignons le poste à essence où nous attendent le Directeur et son secrétaire, y a rien là ! Le plein des trois motos effectué, nous rejoignons enfin, et avec une légère avance, l’arbre de l’espérance.

Que de monde ! L’affluence est telle que les discutions vont bon train, jusqu’à même nous mettre dans le rouge. Alors un peu dans la précipitation, trois groupes sont formés et c’est le départ.

L’ambiance est frénétique tant nos engins sont heureux de se retrouver pour une vadrouille, à Saint Trop de surcroîts. La montée de la Gineste nous lance vers notre destin, il nous suffit ensuite de nous laisser glisser… Deux motos plus une voiture se joignent à nous à Cassis, visite de deux petits ronds points, Toulon, halte à La Londe-les-Maures pour un café croissant pas si improvisé.

Oui il y a le président, oui il y a Rachid même s’il n’a pas sa moto, oui il y a martine, Michel, Patricia, Philippe, Dominique et les autres !

Toujours impatients de décrasser nos culbuteurs nous repartons, le paysage change… Une haie de mimosas nous diffuse son parfum comme pour nous souhaiter la bienvenue ; les eucalyptus, palmiers, pins parasols, chaines liège s’enchaînent, tout comme les plages tantôt sauvages, tantôt aménagées. Une arche de boules jaunes nous introduit sur une petite route où de cossues villas ont trouvé refuge, Ramatuelle certainement. Dans cet environnement apprivoisé par l’homme les virages sont agréables, mais un horizon enneigé nous introduit sur le Golfe de Saint Tropez où « Le P’TIT CHEF »rôtisseur nous attend.

Alors que nos montures s’accordent un repos bien mérité, nous prenons le déjeuné, copieux selon un premier sondage. Heureusement pour Laure, la bonne volonté de tous lui permet aussi d’en profiter.

Quelle préparation ! C’est escortés par deux policiers que nous nous rendons sur le port de St Trop où s’organise une petite promenade digestive libre, improductive pour les plus gourmands qui se ruent jusqu’à « La Tarte Tropézienne ».

Le retour débute par la prise de 300 litres d’essence, il faut bien les nourrir elles aussi ! Puis direction Collobrières, quelle belle forêt, et quel baroudeur ce Jean-Claude... Malheureusement Pierre Feu fait son œuvre, le convoi est  scindé en deux. Tandis que le petit groupe suit l’itinéraire prévu par Signes et Cuges les Pins, le plus grand passe par l’autoroute.  Les dernières congratulations se font sur l’aire de La Ciotat.

A la grande satisfaction de nos machines la journée fut dense. Si nous avons pris un bon bol d’air, elles ont bien rechargé leurs batteries tout en s’huilant le vilebrequin…

 

Merci au Marseille Chapter d’avoir eu la sagesse de ne pas se mettre en sommeil,

 

Merci à dame nature de nous avoir accordé, en ces temps très troublés, une aussi agréable journée,

 

Enfin je ne peu pas vous quitter sans vous faire part de mes plus tendres pensées envers  notre Jimmy adoré ! Dont les jeux de mots nous manquent déjà… Alors si ta plume te titille encore ! Viens nous en faire profiter le temps d’un édito pour notre plus grand plaisir…

 

Robert AÏSA.

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