Rock n' Ride

Country n'Ride !

 

Quelle journée !

Le départ est donné à 9h30 de la Place Henri Verneuil, direction la Côte Bleue.

L’Estaque, Le Rove, Ensuès la Redonne, Carry le Rouet puis  Sausset les Pins pour un café fait maison, mais à quel prix ! Véronique y a laissé le plan de travail de sa cuisine, mais c’est heureusement sans compter sur l’expérience des Bikers, ils la rassurent en lui proposant simplement un changement localisé de design…

La Couronne puis direction Marignane par des routes tracées pour nous semble-t-il. Malgré l’étang d’un côté, la méditerranée de l’autre, nous croyons être perdu dans les terres… Le groupe se resserre, les virages défilent, nous semblons rouler vers l’inconnu…

Puis nous avons juste le temps de nous resituer en reconnaissant les routes, qu’après les champs d’oliviers nous voilà parachutés dans un vrai décor de cinéma ! Nous sommes accueillis au Red River Duke ! Quel voyage dans le temps… Nous sommes à « Horse City ».

Du grand saloon avec escalier, ma zette ! Aux parcs à chevaux, tout est en bois ! Et lorsque derrière le restaurant nous apercevons un bison, nous nous attendons à y voir débarquer Buffalo Bill avec ses bottes éperonnées…

Pour nous ouvrir l’appétit cours de Danse Country :

Un Twist EM, une Cowboy Strut ! Puis un El Paso en couple…

Entre les Rocks Spuls et les pas chassés, Mario prend tout son mal en patience pour nous enseigner les rudiments de la Country. Certes les demi-tours de Jean Claude ne sont pas parfait, mais la maîtrise du beau Serge nous hisse presqu’au niveau de ces dames !

A son tour le barbecue ne nous sort pas de l’ambiance à l’Américaine. Au milieu des grands espaces, mais à l’ombre c’est détendu, nous dégustons des côtelettes, cuisses de poulets et saucisses. Mais nous n’oublions pas que nous représentons le Marseille Chapter, et que nos machines souhaitent profiter aussi ! Alors tartes aux pommes, cafés, et de nouveau sur nos montures…

Accompagnés par deux étranges hybrides, nous nous « lançons » sur le tour de l’étang de Berre : Martigues, Saint Mitre les Remparts, Istres, Saint Chamas, « Lançon » de Provence, La Fare les Oliviers, rien de mieux pour digérer. Les paysages sont magnifiques, ils ne font qu’accentuer notre sensation de liberté…

A notre retour à « Horse City » le ton est monté d’un cran. L’énorme piste de danse est pleine à craquer et la Country y est reine ! Plusieurs clubs des environs se sont réunis, et en plus ils nous comptent déjà parmi les leurs afin de partager leur passion. La musique à tue-tête rythme les pas qui s’enchaînent sans discontinuer, sans cesse renouvelées les chorégraphies donnent aux danseurs une dimension conceptuelle…

Au moment du goûter, pour marquer l’anniversaire de l’association de Mario Délogu, des Gâteaux maison nous sont généreusement servis, mais ils sont bien ces pro-américains…

Merci donc à Véronique et Jean-Yves pour avoir organisé cette manifestation ! Non seulement nous avons pu danser, mais en plus nos motos en ont largement profité !

N’oublions pas d’où elles viennent ! Où elles ont été conçus et assemblées ! Où leurs vies étaient toutes tracées !! En ce jour, des bouffées de nostalgie plein les cylindres, leurs chromes rutilants de mille feux, c’était surtout l’occasion pour elles de prendre un grand bol d’air d’Amérique…

 

Robert Aïsa

La Corse

La Corse !

Miracle ! En ce beau mercredi tous les bikers sont à l’heure au rendez-vous à Toulon, seul hic et pas des moindres, Sardinia ferries  n’accepte pas nos 17 machines sur le Méga Sméralda à cause d’un problème d’inscription dépourvue de noms. Heureusement notre director prend rapidement la chose en mains, et une demi-heure plus tard cette péripétie n’est plus qu’à ranger parmi les mauvais souvenirs.

La traversée se passe sans encombre. Après un verre tous ensemble, puis un sandwich pour les uns, un restaurant ou un buffet à volonté pour les autres, quelques pas de danse s’enchaînent et au lit. La nuit est courte, et chaude ! Pour ceux qui ne savent pas régler la climatisation des cabines…

Jeudi, dès le débarquement nous sommes plongés dans l’ambiance insulaire. En effet, sur le quai de Bastia à l’occasion de notre premier café, le serveur nous donne d’emblée une leçon de zenitude ! Avec un calme à toutes épreuves, il assure le service de nos 33 besoins, table par table, tout en nous donnant quelques conseils comportementaux… Au final son pragmatisme l’emporte, chacun de ses gestes étant à tel point mesurés que son service est irréprochable jusqu’à l’encaissement.  Nous nous dirigeons ensuite vers Folelli, afin de regagner notre hôtel « le San Pellegrino » pour y déposer nos bagages, que déjà sur ces 30 km notre découverte de l’ile commence.

Ponté Leccia, Désert des Agriates, Saint Florent, mais qu’elle est belle La Corse ! Nous faisons une halte dans le village de Canari pour déjeuner, avec sa charcuterie le restaurant « Le Bon Cloché » nous reçoit magistralement, puis au dessert nous souhaitons une première fois l’anniversaire de Serge… Avec une pose à Macinagio, toute l’après midi le tour du Cap Corse nous émerveille de ses plages et de ses ports. Pour terminer, et comme cela va se répéter tous les soirs, pas question de se reposer dans nos spacieux bungalows : Douche ! Apéro ! Diner ! Puis re-anniversaire de Serge !!!

Vendredi avec Patricia, pour ses 36 ans le beau Serge nous réserve une trépidante journée. Elle l’inaugure avec un œil meurtri par un objet volant non identifié, puis il prend le relais avec une piqure de guêpe qui lui déforme entièrement le visage, et pour le bouquet leur machine reste muette les immobilisant au beau milieu d’un rond point. Jamais deux sans trois ! Dit Patricia, avec une mauvaise foi non dissimulée, avant de nous avouer s’être méchamment tordu la cheville dès le matin. Mais le couple ne se désunit pas, il nous suit par la montagne jusqu’à Calvi où dans les rues piétonnes nous déjeunons. Le meilleur des desserts nous est concocté par notre Road Captain ! En sortie de ville, il nous guide sur une route paradisiaque au bord de laquelle s’étalent toutes sortes de roches torturées, l’ensemble encadré par la mer et les cimes enneigées. Mais quelle belle ile cette Corse ! Quel beau pays, la France !

La soirée corse tient toutes ses promesses. Composé d’un organiste et de deux guitaristes, l’orchestre a vite abandonné ses chants lyriques traditionnels pour répondre à la demande unanime du Marseille Chapteur en furie. Félicitation au groupe corse « Les frères Ricoveri » ! Pour l’exploit de s’être parfaitement adapté…

Samedi nous effectuons notre plus longue boucle, plus de 350 km ! Ajaccio, puis déjeuner dans le golfe de Savone. Au hasard d’un carrefour de Cargèse nous rencontrons Béatrice, l’un de nos membres, vraisemblablement autochtone.  Il s’en suit les Calanques de Piana, Porto, puis les Gorges d’Ota et de Marignana pour nous ramener en Haute Corse.

Plein les yeux ! Mais comment la nature a pu concentrer autant de merveilles ? Des à pic à en couper le souffle, surplombant des eaux turquoises, d’énormes chaînes liège rivalisant de majesté avec les eucalyptus, le tout mis en valeur par des fleurs et des plantes à en faire rougir la Provence…

Et le soir c’est encore l’anniversaire de Serge !!

Dimanche c’est la grande vadrouille, pour corser le tout et nous éviter de repasser par l’hôtel, nous surchargeons les mécaniques de nos bagages. C’est parti pour la journée ! Routes étroites, sinueuses, montées, ponts, cols, descentes vertigineuses, vaches, cochons, un cheval lorsque tout « part à vau-l’eau » ! Pour remonter la file, comme si l’editor souhaite rejoindre les anges, son Héritage prend le bas côté de pierres surplombant l’interminable falaise ! Gérard cri « Non ! Non !! Non !!! », mais c’est sans compter sur les talents de pilote de Robert que les roues s’agrippent, les pneus s’accrochent, ouf !! Retour sur le goudron ! Et si la frayeur d’Isabelle ne ressort qu’un peu plus tard, les ladies ne manquent pas de réconfort à son égard…

Enfin le Figatelli ! Seul repos de la journée : le repas pris dans la Vallée de la Restonica au restaurant du Relais des Lacs « Chez César », et il est bon son Figatelli ! Dans un site qui n’a rien à envier au Grand Canyon des Amériques…

Mais comment est-il possible d’aller jusqu’à Saint Florent par les crêtes ? Et le Marseille Chapter le fait !! Afin de s’approcher progressivement de Bastia puis rentrer sur le continent avec le même bateau qu’à l’aller.

Lundi, le retour à nos vies quotidiennes est moins évident ! De façon chaotique le dernier rassemblement se fait en bordure de la sortie du port, et la nostalgique gagne les esprits. Certains craignent ne pas s’être assez imprégnés de tous ces fantastiques panoramas, d’autres par souci d’équité souhaitent ne pas rater l’au revoir des amis ! Mais pas d’inquiétude, le temps n’est pas aux regrets ! Josiane, Anne, Véronique(s), Martine, Laure, Stéphanie, Annie, Patricia(s), Ginette, Elise, Violette, Marie-Christine, Myriam ! Vos compagnons ! Et bien sûr Thierry ! Avez tous été à la hauteur ! Soyons fiers car sur plus de 1200 km nous avons honoré le rouler ensemble ! Et quoi que nous puissions en penser des liens renforcés nous pousserons très vite vers d’autres aventures…

Robert Aïsa.

Golf n' Ride

Golf n’Ride

 

Ce matin c’est presqu’habillé d’été que nous avons pris le départ, quel optimisme !

C’était sans compter sur le brouillard pour humidifier l’atmosphère et nous rappeler qu’en avril il ne faut pas se découvrir d’un fil !

Grande discussion à Aix en Provence au point de rendez-vous : en cause un écart d’une demi-heure ! Après en avoir sagement rejeté la faute sur les absents, notre Road Captain prend les choses en main, direction le Golf de Servanes.

Le froid persiste, heureusement que la beauté des paysages et la peur du loup à La Barben réussit à nous le faire oublier. Même le fort vent de droite ne nous désunit pas, nous formons qu’un !

Vers 10h00 Florent, le frère d’Isabelle, nous accueille enfin, le site est très beau. Après une petite pause au Restaurant de La Bergerie, nous partons tous à pieds découvrir ce qui pour un pur Biker peu paraître être d’une subtilité accessoire : Le Golf. A noter que sous prétexte d’amener la voiturette aux ustensiles, deux des ladies hautement placées du bureau s’économisent les mollets.

En grand maître artilleur Florent nous dévoile petit à petit les secrets d’un bon tireur, c’est dire si tout le monde commence à lui prêter attention… Alignement, Approche, Swing, Backspin, Chandelle, Putt, tout y passe ! Sans parler Du Club, du Tee, du fer, du bois, du Practice… Son talent est tel que sa passion se diffuse, et qu’à s’essayer les organismes se réchauffent.

D’accord, Jean-Yves notre Safety confond son club et sa balle avec un jet de 35 m, mais régulièrement les 100, 150 mètres sont atteints ! Et c’est sans parler de tous les putts réussis en une seule fois.  Est-ce les grands espaces du site ? Les talents de notre instructeur Florent ? Ou l’esprit de compétition des Bikers qui se réveille ? En tous cas ce sport fait l’unanimité !

Olivia et Franck nous rejoignent pour le repas, l’ambiance y est bonne, le dessert aussi. A notre grande surprise nous prenons même le café en terrasse car l’été semble revenu ! Ces temps si la météo joue la réversible…

Nous terminons la journée par une des plus agréable balade, tous en convoi sur nos belles routes provençales. Le minéral et le végétal semblent s’y livrer bataille. Des lignes droites succèdent à d’harmonieux virages et réciproquement, les stigmates du vent partout sont partout présents… Pour ne rien gâcher les villages que nous traversons sont tous plus somptueux les uns que les autres, plutôt que vous dire des bêtises je vous en tairez les noms car honnêtement je ne saurais pas les mettre dans l’ordre, mais je sais que vous en garderez les meilleurs souvenirs.

 

PS : Une journée consacrée à ce point au sport ne peut pas se terminer sans un petit travail cérébral destiné à assurer notre bon équilibre physiologique, alors dans ce cadre pouvez-vous calculer combien étions nous sachant qu’il y avait 13 motos dont 7 en solo, sachant qu’un couple nous à rejoint l’après midi, que le director a 50 ans et qu’au final nous avons 750 Kg de CO2 à compenser ?

 

Robert Aïsa.

Balade en Provence

Une journée provençale à se mettre en quatre !

 

Commençons par le début, c'est plus simple. Ce dimanche 30 Mars l'emploi du temps est chargé ;

 

a) Vérifier si l'heure est à l'heure ! Il paraît qu'elle serait en avance d'une heure !! moi, comme un con, j'ai jeté le réveil, pensant qu'il était remonté contre moi !

 

b) Aller mettre son petit bulletin dans la fente. Nous sommes bien en période d'érection, NON ?  d'ailleurs à ce sujet la fente n'a pas grandi, mais le bulletin !! c'est presque un arbre !!   

 

Cela dit, parlons de cette journée. Quand dans le titre je dis «  se mettre en quatre » je ne parle pas des quatre saisons de vive Aldi !! ni même de la pizza 4 fromages ,  je fais allusion au nombre de départements visés , soit : 13/83/04/84 , le compte est bon ?

 

C'est à partir de l'arbre de l’espérance que le jeux démarre. Je dis le jeux, car j'ai une carte de « uno » Je ne vous dis pas la couleur sinon vous allez tricher !! toujours est-il que les jaunes seront suivis par les rouges, c'est dit .

 

Deux groupes prennent la direction de Gréoux les bains , non pas par le chemin des écoliers, puisque c'est dimanche ! Mais une route bien roulante, c'est à dire : autoroute d'Auriol c'est mariol, ensuite saint Zacharie, c'est là qu'on rit, la Sambuc sans buc !! ( ben je fais au mieux hein!) saint Maximin la sainte Baume, le pays du café ? Ben non ! Bon,là nous constatons que les rouges nous ont fait la pénétrante !!! 

Qu'à cela ne tienne, nous avons de la suite dans les idées et le Director alors !! on continu : Barjol c'est pas un pays de taf...

Tavernes, quoi ma verne ? Varage tout en virages,la Verdiere nous on y passe aujourd'hui ! Saint Julien ça se sent dans les reins ! Et Gréoux les bains, là, tout va bien OUF........  désolé je m'emporte !

 

  Une terrasse que pour nous, deux tables installées comme à la maison, un petit air qui nous laisse à penser que nous mangerons en cabriolet, pourvu qu'ils ne nous servent pas des vols au vent !!

 

je ferai l'impasse du menu, vous n'aviez qu'a y être ; mais c'était excellent ! que des produits de la Mère : du poisson ou du port !! Faut dire que Gréoux est un joli port de pèche ! rien que la taille des filets fait marée alors … 

 

Un petit mot sur le dessert ? Ok , des modèles réduits bien sympas ,pas toujours facile à analyser, mais bien bons,  si si même que j'ai goûté une bougie d'ambiance à la mèche folle( un cadeau de Phil )

 

Je déconne, mais l'heure passe, il est temps de passer à la suite de la promenade. D'abord pour certains, le plein. Je ne me plains pas, j'en suis , en fait la moto, c'est comme l'écriture, faite de pleins et de déliés, en forme de virages !

 

Manosque, ta nosque, sa nosque etc.... Céreste, garde ta veste , Vitrolles, la drôle, Peypin d'Aigues bref !! la Motte d'Aigues , Cabrières d'Aigues, le pays des Aigues quoi ? Oui je sais ça vole bas !! Cucuron, là, je me tais, celui- là  Aigues ne l'a pas ! Mais quand même «  cucuron » faut le faire .

Cas de nez pays de la chirurgie esthétique !! Rognes, son frein , ses rognons, !!

 

Et nous voilà en pays d'Aix , lieu de la bayette en guise d'au revoir,

avec toujours, l'envie d'autres aventures , c'est ça la biker live .

 

Je me fais l’interprète de Patrice pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux , qui, j'en suis sûr, seront rapidement des anciens ,

 

                             Paul embois ,         

Toutes en motos

Tous pour elles !!

 

Mais qu’est-ce que le Marseille Chapter ne ferait pas pour soutenir la gente féminine ?

Oui ! Nous l’avons fait !

En ce dimanche de mars nous avons participé à la manifestation « Toutes en Moto » destinée à faire savoir que si toutes ces belles pouvaient tenir un guidon, elles étaient donc aussi capables de diriger leurs vies…

 

Tout commence par une attente de 2h00 sur l’ilot de « King Moto » au beau milieu d’une cours des miracles, en plein marché aux puces quoi...  Le dépaysement est total, alors que les bécanes s’agglutinent tout autour de nous, dans l’atmosphère des relents de merguez se mélangent à de la musique bien rock.

Enfin après quelques petits discours forts éloquent, et un minimum d’organisation entre safetys, nous démarrons près de 500 pour la parade ! Chacun avec son petit ballon rose attaché à sa selle. Elles font bien l’unanimité nos chères et tendres, car toutes les marques de motos s’y sont mises, et même les anges de la route sont venus épauler nos vaillants gilets rouges.

Grand moment, les femmes se lancent en tête :

Cap Pinède, Les Docks, La Joliette, le tour du Vieux Port en VIP, Le Pharo, Le Vallon des Auffes, La Corniche, pour une arrivée triomphale à Bonneveine, dans un lieu privé accueillis par des boissons et un concert. Bravo l’organisation !

Parcours grandiose ! Et quel plaisir de bruler tous les feux rouges sous le regard bienveillant de notre police nationale !! Marseille c’est vraiment beau, et je ne me doutais pas qu’il y avait autant de Marseillais…

 

Je pense que nous avons été à la hauteur, et comme à force de faire ronfler nos engins nos cuisses ont chauffés, pour compenser notre directeur impulse une petite virée sensée être plus roulante. Nous formons un convoi d’une dizaine d’Harley et direction Les Goudes !

Mais pire ! Tout est bloqué, plutôt que de rouler au pas nos machines font plus que du sur place. Heureusement Patricia, Madame Road Captain, prend les choses en main (enfin le problème de circulation…) et durant plus d’une demi-heure assiste une consœur chauffeur de bus qui avait coincé  son outil de travail, ah ! Cette fameuse solidarité féminine…

 

Enfin après un repos bien mérité et s’être désaltéré, nous avons profité du retour pour argumenter l’avantage d’être en moto, et quel plaisir !! Avec assez de facilité nous avons du prendre 3 bonnes heures d’avance sur ce dernier trajet.

 

Le Vieux Port ! La mer, Marseille, ses calanques et ses iles ! Que de belles images plein la tête !!

 

Robert Aïsa.

Malaucène - Fontaine du Vaucluse

Par une belle journée d'hiver, nous nous retrouvâmes frigorifiés à la station d'AGIP Célony.
On le prend ou on le prend pas? Quoi?
Le petit café bien sûr ! Non, pas ici, un peu plus loin.
Mais au fait, et les Courtès ? Où sont-ils? Ah, enfin, les voilà, ils arrivent.

Quelques tours de roues plus loin, enfin le voilà ce petit Kawa, accompagné des croissants et pains au chocolat...Zaï Zaï Zaï Zaï...
Enfin, le vrai départ...vers Malaucène. Quel panorama ! des gorges à profusion, des châteaux de ci, de là...Le grand canyon n'a qu'à bien se tenir.
Des lacs à gauche, des rivières à droite, le froid aidant, une petite pause s'impose.
Les filles à gauche, les garçons à droite, à chacun son arbre ou son bosquet.

Enfin soulagés, nous voilà repartis vers Malaucène et son resto, bien au chaud. Du suprême ou du sanglier, tout était parfait.
Une fois revigorés, nous repartons vers l'Isle sur la Sorgue et la Fontaine du Vaucluse.
Après une enquête minutieuse menée auprès des autochtones, nous apprenons enfin le nom de la rivière qui coule.
Il s'agit bien de la Sorgue.

Minute culturelle : les sources de la Sorgue sont les plus importantes exsurgences (sortie d'eau puissante) de France à la Fontaine du Vaucluse (source wikipédia).

Ce qui nous avait fort heureusement été confirmé par notre plus jeune interrogée.
En effet, la petite fille questionnée nous l'a assuré : "c'est de l'eau qui coule dans la rivière".
Et comme la vérité sort de la bouche des enfants.

Sur le point de retrouver nos montures (et pas celles pour lire), les Road-Captains et Safeties sont en pleine discussion.
Alors ce retour, on le prend par où?
Finalement le Head-Road-Captain tranche : ce sera par Cavaillon avec un arrêt "au revoir" à Lambesc.

Encore une belle journée qui s'achève sous une journée fraiche, mais ensoleillée.

Merci à toutes et à tous pour votre participation et surtout votre bonne humeur.

Edito rédigé par Patrice et Dominique en l'absence de notre Editor préféré, le petit Robert (qui sait s'illustrer mieux que Larousse)

Les Causettes

Les causettes

 

Peut être que cela fera monter le compteur kilométrique du Marseille Chapter, mais moi j’y ai plutôt senti les frémisses d’un mouvement d’insurrection…

Il faisait bon de se promener samedi soir sur le Cours Julien, au cœur de notre vielle ville de Marseille, mais c’est là que tout à commencé :

Elles se sont rassemblées, isolées, puis ont débattu ! Je ne peux pas vous dire de quoi puisque l’entrée de l’Espace Julien m’a été interdite ! Par contre après, à l’extérieur, j’ai tout vu, elles ne se sont pas gênées pour nous dévoiler jusqu’où elles avaient l’intension d’aller !

Les unes après les autres elles ont enfourché un monstre d’acier préalablement neutralisé sur un système à rouleaux. Puis à tour de rôle elles ont testé leurs capacités à maîtriser les chevaux de la machine ainsi rendue inoffensive, et le comble c’est qu’elles ont agi avec la bénédiction d’Harley !

 

Une nuit très agitée plus loin, sous le pommier je me prends à nouveau à espérer… Tout semble en ordre, Les motos arrivent pour la plupart surmontées d’un couple.

Cette fois le directeur tranche, un groupe jaune ! Un groupe rouge !

Après le rituel des retrouvailles nous voilà à l’assaut de la Gineste. Lorsqu’au détour d’un lacet exclusivement  chargé d’Harley, comme une évidence l’expression « rouler ensemble » prend tout son sens.

Cassis, La Ciotat… Six-Fours, puis pose au Cap Sicié pour belle vue et photo de groupe. Grand merci à notre road Captain adoré pour son choix des routes, même si contrairement à l’annonce de la sortie nous n’avons pas vu Le Brusc !

Descente jusqu’à la plage des Sablettes pour prise de boissons chaudes ou fraîches selon envies. J’y ai vu passer un morceau de tarte aux pommes d’Henry, intercepté un beignet fourré au chocolat destiné à Joëlle, tant pis…

Ont enchaîné les corniches de la rade de Toulon, plages sauvages, ports miniatures, maisons sur pilotis, bateaux de guerre (Brrr…), une traversée de ville sans encombre, puis direction Le Beausset. Quelle belle image sur le plateau du Castellet avec toutes nos bécanes en enfilade… Mais après cet avant goût de printemps, Dame Nature nous rappelle lentement que nous sommes encore en février.

 

Nous nous séparons tous à Aubagne après une dernière accolade, et en rentrant je ne peux m’empêcher de penser :

A vous nos tendres épouses ou compagnes, légitimes ou non, je vous souhaite bien du courage  mesdames ! Car en ce qui nous concerne nous les hommes, nous nous imaginons tous avoir dompté nos engins, mais en réalité je crains fort que ce soit eux qui nous aient ensorcelés…

Maintenant vous ne pourrez plus dire que vous n’étiez pas averties.

 

Robert AÏSA.

 

La générale

La générale !

 

Dès mon réveil une petite angoisse m’habite : va-t-elle démarrer ? N’est ce pas  Serge ? Mais tu n’as pas été le seul ! A moins que d’une manière ou d’une autre Patrick aie souhaité participer…

Comme pour un soir de générale, mais là c’est à l’aube, j’ai l’impression de tout réapprendre, ce n’est pas la première sortie de l’année pour rien ! Alors malheureusement sans avance, je descends, l’enfourche, puis l’encourage de quelques pensées positives. Je me décide, lui tourne le gros bouton et la starte : compression, attente, gros doute, elle parle puis gronde de mille explosions tel le feu d’artifice du 14 juillet !

Après l’avoir chargée, surtout d’Isabelle et moi, nous rejoignons le poste à essence où nous attendent le Directeur et son secrétaire, y a rien là ! Le plein des trois motos effectué, nous rejoignons enfin, et avec une légère avance, l’arbre de l’espérance.

Que de monde ! L’affluence est telle que les discutions vont bon train, jusqu’à même nous mettre dans le rouge. Alors un peu dans la précipitation, trois groupes sont formés et c’est le départ.

L’ambiance est frénétique tant nos engins sont heureux de se retrouver pour une vadrouille, à Saint Trop de surcroîts. La montée de la Gineste nous lance vers notre destin, il nous suffit ensuite de nous laisser glisser… Deux motos plus une voiture se joignent à nous à Cassis, visite de deux petits ronds points, Toulon, halte à La Londe-les-Maures pour un café croissant pas si improvisé.

Oui il y a le président, oui il y a Rachid même s’il n’a pas sa moto, oui il y a martine, Michel, Patricia, Philippe, Dominique et les autres !

Toujours impatients de décrasser nos culbuteurs nous repartons, le paysage change… Une haie de mimosas nous diffuse son parfum comme pour nous souhaiter la bienvenue ; les eucalyptus, palmiers, pins parasols, chaines liège s’enchaînent, tout comme les plages tantôt sauvages, tantôt aménagées. Une arche de boules jaunes nous introduit sur une petite route où de cossues villas ont trouvé refuge, Ramatuelle certainement. Dans cet environnement apprivoisé par l’homme les virages sont agréables, mais un horizon enneigé nous introduit sur le Golfe de Saint Tropez où « Le P’TIT CHEF »rôtisseur nous attend.

Alors que nos montures s’accordent un repos bien mérité, nous prenons le déjeuné, copieux selon un premier sondage. Heureusement pour Laure, la bonne volonté de tous lui permet aussi d’en profiter.

Quelle préparation ! C’est escortés par deux policiers que nous nous rendons sur le port de St Trop où s’organise une petite promenade digestive libre, improductive pour les plus gourmands qui se ruent jusqu’à « La Tarte Tropézienne ».

Le retour débute par la prise de 300 litres d’essence, il faut bien les nourrir elles aussi ! Puis direction Collobrières, quelle belle forêt, et quel baroudeur ce Jean-Claude... Malheureusement Pierre Feu fait son œuvre, le convoi est  scindé en deux. Tandis que le petit groupe suit l’itinéraire prévu par Signes et Cuges les Pins, le plus grand passe par l’autoroute.  Les dernières congratulations se font sur l’aire de La Ciotat.

A la grande satisfaction de nos machines la journée fut dense. Si nous avons pris un bon bol d’air, elles ont bien rechargé leurs batteries tout en s’huilant le vilebrequin…

 

Merci au Marseille Chapter d’avoir eu la sagesse de ne pas se mettre en sommeil,

 

Merci à dame nature de nous avoir accordé, en ces temps très troublés, une aussi agréable journée,

 

Enfin je ne peu pas vous quitter sans vous faire part de mes plus tendres pensées envers  notre Jimmy adoré ! Dont les jeux de mots nous manquent déjà… Alors si ta plume te titille encore ! Viens nous en faire profiter le temps d’un édito pour notre plus grand plaisir…

 

Robert AÏSA.

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